L’ÉNIGME COVID-19

L’ÉNIGME COVID-19  

90% des personnes contaminées ont peu de manifestations cliniques.

10% des personnes contaminées monopolisent les signes majeurs, les hospitalisations et les décès.

Cette évolution, après une attaque virale, n’est possible que s’il existe un deal entre le virus et le système immunitaire.

Dans le cas du Covid-19, le virus possède la clé de nos cellules. Par nos voies aériennes supérieures, il pénètre dans notre corps. Il s’approprie le code génétique de la cellule infestée. A ce moment il commence à se multiplier. Les nouveaux virus ainsi créés s’évacuent progressivement de la cellule pour se diriger vers leur organe cible en l’occurence les poumons. Tout ceci se fait à bas bruit. C’est la première phase du processus du Covid-19, qui nous concerne tous. 

Vers le 10eme jour, nous assistons, pour 10% d’entre nous à l’apparition brutale de signes cliniques qui évoluent rapidement vers l’aggravation, hospitalisation, réanimation et mort.  C’est la phase spectaculaire de l’épidémie. Sans le secours des hommes, soins et assistances, ce serait quasiment la mort de tous les membres de ce groupe, c’est à dire de 10% d’entre nous. Ce qui nous situerait au niveau des grandes épidémies qui ont marqué l’histoire de l’humanité.

Nous assistons à une situation en deux temps. D’abord une avancée virale généralisée. Puis une attaque immunitaire ciblée avec effets collatéraux importants , coeur, intestins, système nerveux, l’organe cible étant les poumons. 

De prime abord cette évolution peut paraitre déroutante. 

Pourquoi le virus sélectionne t’il certains d’entre nous? Il faut nous rappeler que nous sommes dans un processus évolutif permanent avec des modifications qui échappent à nos sens. La vie est un phénomène adaptatif. Tu t’adaptes ou tu meurs. Le virus intervient-il comme régulateur de notre système immunitaire en favorisant l’élimination de certains d’entre nous, moins aptes à se défendre dans la situation qui nous intéresse? L’intervention de l’homme qu’elle que soit ses motifs peut contribuer à perturber notre adaptation et à accentuer notre vulnérabilité vis à vis des modifications de notre environnement.

Il reste tout de même troublant, qu’un virus qui épargne 90% d’entre nous, en dehors de toute intervention, ait pu provoquer autant de dégâts collatéraux en si peu de temps.

 

Dr Robert ZAMORE

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